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Descriptif du colloque

par Annie ANTOINE - 20 février 2013

Colloque, UBS (Lorient), 16-17 mai 2014 - La liasse et la plume. Les bureaux du secrétariat d’Etat à la Marine sous l’Ancien Régime (1669-1792)

Avec la création de la charge de secrétaire d’État à la marine, en 1669, « la marine se fit plus bureaucratique », nous dit Michel Vergé-Franceschi (La Marine française au XVIIIe siècle. Guerres – Administration – Exploration, Paris, Sedes, 1996, p. 206.). Sous l’impulsion des premiers détenteurs de cette nouvelle charge, c’est-à-dire de Colbert père et fils, puis de Phélypeaux père et fils, ce ministère devint en effet une des principales administrations centrales de l’Ancien Régime.

L’essentiel des subdivisions administratives du secrétariat d’État fut créé sous le règne de Louis XIV. C’est ainsi qu’apparurent tour à tour les bureaux du Ponant et du Levant (1669), puis ceux des fonds de la marine (1678), des archives (1699), des consulats du Ponant (1709), des colonies (1710) et celui des classes (1711). Ils furent ultérieurement complétés par le dépôt des cartes et plans (1721), le bureau des consulats du Levant et celui de la police des ports (1738). Cette subdivision a cours jusqu’en 1786, année où Castries réorganisa les branches en quatre grandes directions. Naissent alors l’intendance générale des fonds, la direction générale des ports, l’administration des consulats et des classes et l’intendance générale des colonies. En incluant le dépôt des archives et celui des cartes, cette administration centrale emploie, au moment de la Révolution, environ 150 personnes.

Si nous sommes bien renseignés sur le fonctionnement des branches administratives du littoral métropolitain ou des colonies, nous le sommes beaucoup moins sur la vie des bureaux dans la capitale. Certes, nous disposons de quelques travaux épars, comme, par exemple, celui d’Étienne Taillemite sur les archives de la Marine (« Les archives et les archivistes de la Marine des origines à 1870 », dans : Bibliothèque de l’École des Chartes, vol. 127 (1969), p. 27-86.), mais aucune étude complète des bureaux ministériels n’a été publiée à ce jour. Le colloque souhaite donc donner une vision d’ensemble de la vie de ces bureaux, s’intéressant aussi bien à l’évolution des attributions administratives (et notamment aux chevauchements de compétences avec d’autres ministères) qu’au recrutement, aux carrières, aux rémunérations et aux tâches quotidiennes des personnels. On se penchera également sur l’environnement matériel des bureaux ainsi que sur l’histoire des bâtiments qui les ont abrités.

L’étude des liens avec les administrateurs locaux, l’analyse des correspondances (notamment leur conservation dans les archives), enrichira la réflexion sur les pratiques administratives de l’État. De même, la définition des réseaux d’influence et le rôle des commis dans l’orientation des politiques maritimes de la France offrent toute une série de questionnements propres à renouveler la vision convenue de celles-ci.