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NDIAYE Gaye (doctorant)

Doctorant - Université d’Angers

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Adresse mail : ndiayegaye8@yahoo.fr

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Directeur : Patrice Marcilloux

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Titre de la thèse :


Les archives d’état civil des villes du Sénégal colonial conservées en France, histoire, enjeux et perspectives

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Première inscription : 2013

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Résumé de la thèse

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Faire des recherches sur « Les archives d’état civil des villes du Sénégal colonial conservées en France : histoire, enjeux et perspectives » consiste à s’intéresser aux conditions dans lesquelles des services d’archives publics comme les Archives nationales d’Outre-mer d’Aix-en-Provence (ANOM) et le Centre des archives diplomatiques de Nantes (CADN) conservent des fonds d’état civil des villes du Sénégal colonial, du XVIIe au XXe siècle. Ces villes sont les anciennes Quatre Communes du Sénégal, Saint-Louis, Gorée, Rufisque, Dakar, les autres centres urbains du Sénégal et quelques-uns de Mauritanie et du Soudan français. La production d’archives d’état civil s’est faite avec l’installation des Français dès le XVIIe siècle. L’édit royal de juin 1776 instituait à Versailles un dépôt des papiers publics des colonies (DPPC) où étaient conservées les copies des actes rédigés dans les colonies. Depuis 1966, les ANOM d’Aix-en-Provence ont hérité du DPPC où se trouvent les actes et registres d’état civil de Saint-Louis et de Gorée (1730-1912). En 1872, ces deux villes deviennent des communes de plein exercice ainsi que Rufisque et Dakar en 1880 et 1887. Les autres grands centres urbains du Sénégal seront érigés en communes mixtes en 1891 et en communes de moyen exercice en 1947. Le CADN a reçu des registres et actes d’état civil des anciennes colonies postérieurs à 1870. Ils concernent les français nés, mariés ou morts à l’étranger, des originaires de ces territoires et de ressortissants des départements d’outre-mer et territoires d’outre-mer. Les actes de plus de 100 ans, disponibles sur microfilms, sont communicables au public. En revanche, ceux de moins de 100 ans ne sont délivrés que sur demande. Après les indépendances, la section Outre-mer des Archives nationales a transféré à Nantes une partie de l’état civil des anciennes colonies devenues Etats souverains. Pourquoi des fonds d’archives de même nature ne sont pas regroupés et se retrouvent dans des administrations différentes ?

Ces fonds historiques produits par l’administration coloniale française font partie du patrimoine documentaire conservé en France alors que ceux de l’administration d’Etat colonial fédéral de l’Afrique occidentale française (1895-1960) sont devenus les Archives du Sénégal, restées à Dakar. Comment expliquer ces deux mesures de conservation opposées ? Ces actes sont partagés entre Africains et Français, car ils portent sur des originaires et natifs noirs et blancs des villes du Sénégal. Est-ce que les municipalités du Sénégal disposent dans leurs services d’état civil des mêmes registres en termes d’âge, de composition ou de volumétrie ? Il s’avère important d’étudier l’histoire de ces fonds suivant leur trajectoire afin de connaître les raisons qui fondent leur conservation en France. Y a-t-il eu des enjeux plus importants pour ce type d’archives que celles de gestion du pouvoir d’Etat colonial restés à Dakar ? Ils ont été produits dans un même contexte historique (colonisation) où paroisses, administrateurs coloniaux, commandants militaires et maires ont joué successivement le rôle « d’officier d’état civil » sur une même aire géographique (Sénégal), mais se retrouvent aujourd’hui dans des situations différentes. Ces fonds, d’un pays à l’autre, ne se complèteraient-ils pas réellement ? N’y a-t-il pas intérêt à essayer de les regrouper afin de mieux reconstituer l’histoire et améliorer la recherche historique ? Qu’en est-il du côté des usagers ou des usages potentiels ?