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Champs contre Champs : Les rencontres d’Histoire

Cycle de conférences à Rennes

par Jean-Charles Sinaud - 3 janvier 2009

Dans le cadre des "Champs contre champs", il s’agit de proposer aux amateurs d’histoire – et au-delà à toute personne intéressée – un éclairage original qui puisse rejoindre les questionnements de notre temps

- Les deux Moyen Âge du Japon,

par Jean-Pierre Delumeau

Salle des conférences des Champs Libres à Rennes, 11 avril 2009 à 15h30

L’une des images familières du Japon est celle du guerrier samouraï : image certes réductrice mais qui reflète une réalité car le Japon a connu – en gros du 12e au 16e siècle – une phase qui s’apparente à notre Moyen Âge, si l’on peut y voir un temps de prépondérance des guerriers.

Or, on tend à présent à distinguer un « premier Moyen Âge » où continuent à prévaloir la cohésion politique et sociale et l’héritage des « Temps Anciens » ; et, à partir de la fin du 13e siècle, un « second Moyen Âge », marqué par le morcellement des pouvoirs et le bouleversement des hiérarchies, mais aussi par un dynamisme et une effervescence aux manifestations parfois étranges. C’est, à partir du début du 17e siècle, la période d’Edo – temps de normalisation sociale et de fermeture sous le régime des Tokugawa – qui a imprimé l’image ordonnée que l’on a du Japon aujourd’hui.


- Corps et alimentation dans le monde grec : entre discours médical et discours social

par Karine KARILA-COHEN

Salle des conférences des Champs Libres à Rennes, 28 mars 2009 à 15h30

On peut étudier l’alimentation en lien avec différents types d’histoire, comme l’histoire économique ou l’histoire des techniques, mais aussi l’histoire religieuse ou culturelle. C’est par le biais du corps, pris comme objet d’une histoire socio-culturelle, qu’elle sera abordée ici. L’alimentation entre naturellement dans une étude du corps, que l’on s’intéresse aux aliments (ce que l’on incorpore, et qui transforme positivement ou négativement le corps) ou aux manières de table (ce domaine renvoyant aux techniques du corps). Dans les nombreux textes antiques qui abordent le sujet, c’est surtout au discours sur l’alimentation que nous avons accès. Le choix des aliments, les modes de préparation ou d’ingestion, les pratiques de table sont pris en compte pour déterminer la valeur morale, sociale ou physiologique des individus. Nous pouvons d’abord approcher le bon comportement alimentaire dans les traités médicaux qui, d’Hippocrate à Galien, s’intéressent au régime dans son lien avec la santé. Mais plus largement, les aliments et les comportements alimentaires entrent en jeu dans la construction des normes sociales du corps. Nous verrons ainsi que la maîtrise de soi, vertu essentielle du citoyen grec, est l’une des clés de compréhension des normes alimentaires.


- L’humanisme

par Jean-Marie LE GALL

Salle des conférences des Champs Libres à Rennes, 14 février 2009 à 15h30

L’humanisme est aujourd’hui un terme qui s’applique à des philosophies qui entendent valoriser l’homme. Tout ami du genre humain se trouve qualifié d’humaniste, tandis que ceux qui se consacrent à l’homme en détresse sont appelés humanitaires.

Pourtant, lorsque le mot humaniste apparait à la Renaissance, il désigne avant tout un professionnel des bonae litterae, des humaniores litterae. Ce que, naguère, on appelait les humanités, transmises par des pédagogues, des régents de collège et autres maîtres es arts, soucieux d’apprendre et de transmettre les langues anciennes dans lesquelles sont écrites les grandes oeuvres contenant les vérités de la philosophie, des sciences, du droit et de la religion.

La genèse des humanistes oblige à s’interroger sur leur identité. Philosophe ou professeur ? Clerc ou laïc ? Scientifique ou littéraire ? Enfermé dans l’univers académique et la république des lettres ou se saisissant des affaires du monde pour les penser ou y participer ? Sans tomber dans l’anachronisme, qui confondrait l’humaniste avec l’érudit du XVIIe siècle, le philosophe des Lumières, l’intellectuel du XXe siècle ou l’expert contemporain du social, l’étude des humanistes est au carrefour d’une réflexion actuelle sur l’éducation, les savoirs et leur rapport au monde.


- Le Goulag contre la Shoah ou le conflit des mémoires dans l’Europe élargie,

par Emmanuel Droit

Salle de Conférence des Champs Libres à Rennes, 10 janvier 2009 à 15h30

Malgré la réunification de l’Europe dans une Union à vingt-sept en 2007, le continent reste marqué par une dissymétrie de la mémoire collective. En étudiant les divergences entre l’Europe occidentale et l’Europe centrale et orientale à propos de la mémoire de la Shoah et des crimes soviétiques, nous entendons mettre à jour un « rideau de fer mémoriel ». Les populations et les dirigeants d’Europe centrale et orientale, soucieux de remplir les pages blanches de leur passé communiste, n’hésitent pas à comparer les violences qu’ils ont subies à la Shoah, ce qui aboutit trop souvent à relativiser cette dernière et à passer sous silence le rôle de leurs pays comme auxiliaires de l’Allemagne nazie. L’indignation suscitée à l’Ouest par cette réécriture biaisée de l’histoire fait alors naître chez nos voisins l’impression qu’on minimise leurs souffrances en leur refusant le statut de victimes.

Cette conférence est aussi l’occasion de réfléchir aux possibles solutions afin de sortir de ce dialogue de sourds et construire les bases d’une mémoire européenne commune.

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Rennes