Partenaires

CNRS
Logo tutelle Logo tutelle Logo tutelle



Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS


Accueil > Activités scientifiques > Activités antérieures (2008-2015) > Année 2009 > Séminaires, Journées d’études et autres manifestations > Rencontres de Binic, 13 et 14 novembre 2009

Rencontres de Binic, 13 et 14 novembre 2009

Présentation des interventions

Les prochaines rencontres de Binic entre le CERHIO (UMR6258) et le CRBC (EA UBO Brest) se dérouleront du 13 au 14 novembre 2009.

Programme

Didier Panfili (IUFM de Bretagne) : Compenser la perte des dîmes. Aristocratie et prélèvement partiaire (XIe-XIIe siècles)

Les travaux sur les prélèvements seigneuriaux se sont multipliés récemment à l’initiative de plusieurs médiévistes de Paris I. Néanmoins, leurs questionnements ont, pour une très large part, ignoré les prélèvements partiaires, à commencer par les dîmes, sans doute considérées comme des rentes ecclésiastiques alors qu’elles tombèrent, au moins jusqu’à la réforme dite grégorienne, dans l’escarcelle des seigneurs laïques, au point que dans certaines régions, elles constituent indiscutablement l’un des ciments du lien féodal. Plus récemment encore, une table ronde à Nice et un colloque à Flaran furent consacrés à la dîme. Ces deux champs sont donc à la pointe de la recherche et les pistes sont nombreuses. Je souhaiterais faire état d’une hypothèse – proposée dans ma thèse portant sur le Toulousain et le Quercy et élargie ici au Biterrois, à la Catalogne, au Rouergue, aux pays de la Charente ainsi qu’à l’Anjou – qui considère que les rentes partiaires (champarts, tasques, agriers, quart et quint) ne se multiplient pas uniquement en lien avec les défrichements, loin s’en faut, mais à mesure que les dîmes sont restituées par les aristocrates aux établissements ecclésiastiques.


Luc Daireaux (lycée Sedar-Senghor, Evreux ; chercheur associé au Cerhio) : (Dé)construire l’édit de Nantes : autour de l’histoire politique du protestantisme français au XVIIe siècle

Comment s’est inventé, au début du XVIIe siècle, un équilibre confessionnel nouveau ? Comment la paix religieuse a-t-elle triomphé, sous le règne d’Henri IV ? A contrario, comment expliquer le retour de l’unité religieuse solennellement affirmé par l’édit de Fontainebleau, qui révoque celui de Nantes en octobre 1685, au terme d’une « réduction » commencée dès le milieu des années 1650 ? C’est à ces questions que veut répondre cette communication, qui s’interrogera plus particulièrement sur les outils de la coexistence et ceux de la répression. Il s’agit non pas de s’inscrire dans une vision téléologique de l’histoire, qui verrait poindre 1685 dès 1598, mais de proposer une nouvelle lecture de l’histoire du protestantisme français et de ses rapports avec le(s) pouvoir(s). La communication s’appuiera sur de multiples exemples. Le cas de l’Ouest français (le Poitou, la Normandie mais aussi la Bretagne, plutôt rétive au phénomène protestant) sera plus spécifiquement mobilisé.


Eric Schnackenbourg (université de Nantes) : Entre la guerre et la paix : conceptions et usages français de la neutralité au XVIIIe siècle

Dans le domaine des relations entre Etats, la notion de neutralité recouvre trois réalités différentes : l’abstention de toute participation directe ou indirecte dans un conflit, le sort du territoire du non belligérant pendant la guerre, enfin la liberté du neutre à continuer de faire librement du commerce avec chacune des puissances ennemies. Cette dernière dimension de la neutralité ouvre les perspectives les plus prometteuses, car elle ne saurait se résumer à une simple non belligérance et place, au contraire, le neutre au cœur même du conflit. Son activité mercantile est en effet l’un des paramètres de l’équation complexe définissant le rapport de forces en période de guerre. Il devient un véritable objet d’attention des belligérants au cours de la guerre de la Ligue d’Augsbourg avec l’adoption par les Anglo-Hollandais d’une stratégie de guerre au commerce de France. Je voudrais montrer qu’à partir de ce moment, jusqu’à la guerre d’Indépendance américaine, les questions relatives au commerce des neutres ont une importance croissante pour la France dans les conflits qui l’oppose à l’Angleterre. L’étude de la neutralité se trouve à la convergence de plusieurs champs historiographiques : l’histoire des idées, l’histoire du droit, l’histoire diplomatique, l’histoire atlantique et l’histoire commerciale. Elle est un biais pour approfondir notre connaissance de la multiplicité des modalités de relation entre Etats à l’Epoque Moderne.


Jean-Pierre Lethuillier, (Université Rennes 2), membre du CERHIO, La peinture de portrait en France vers 1767-1771

Il est inhabituel d’offrir une réflexion sur le portrait à partir d’un moment relativement précis de la chronologie, sans s’attacher à une œuvre ou un artiste en particulier. Cette approche n’existe pas en histoire de l’art, où l’usage est d’avancer, sauf exceptions, par monographies d’artistes. Or, non seulement nous constituons ces années 1767-1771 en temps fort, mais c’est même en terme de « crise » que nous le questionnerons. Il s’agit de construire un sujet d’histoire, à partir de matériaux fournis par l’histoire de l’art, non à l’état brut, mais sélectionnés et traités à partir de problématiques et selon des méthodes qui ne sont pas celles de l’historien.

S’il y a crise, il faut en circonscrire le lieu social, en s’appuyant sur la situation des modèles ou le retentissement des controverses. Il faut surtout en définir la nature. Or le portrait nous renvoie à la fois aux préoccupations qui concernent la peinture en général (il faut songer ici à la richesse des propos d’un Diderot dans ses Salons, sur le paysage, la scène de genre, etc., en même temps que sur le portrait) et à la question des apparences individuelles, c’est-à-dire à des usages sociaux, sans rapport avec la peinture : c’est dans cette direction que nous proposerons des pistes, en nous appuyant sur l’histoire vestimentaire, celle du fard, de la coiffure, etc. Le portrait n’est somme toute qu’un moyen de construire une histoire du corps et du rapport à l’individualité.


Christian Bougeard, (UBO-CRBC, Brest), Les années 1968 en Bretagne : perspectives de recherche

Cette communication a pour objectif de faire le point sur les travaux concernant la Bretagne et ses transformations dans les années 1960 en fonction des nouvelles approches historiographiques. Depuis un séminaire de l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP) et un colloque tenu en 1998, les historiens travaillent sur « les années 1968 », une séquence ouverte en France par la fin de la guerre d’Algérie mais dont on peut discuter la date de clôture (1974 ou 1981 ?).

Je me propose de présenter la situation en Bretagne en abordant plusieurs thèmes partiellement étudiés (articles, thèses, journées d’étude, colloques). D’abord, il s’agit de dresser un bilan historiographique des travaux sur les luttes sociales dans la région durant la période en insistant sur quelques études de cas montrant l’évolution des formes de lutte ouvrière, surtout après 1968. Puis, nous nous intéresserons au « moment 1968 » en Bretagne en montrant les conditions de sa naissance, la diversité des acteurs, l’ampleur et l’inventivité du « Mai breton », et en soulignant les dynamiques du mouvement social, sans focaliser l’analyse sur le mouvement étudiant. Les mutations économiques, sociales, culturelles à l’œuvre dans la société bretonne depuis la fin des années 1950, accélérées dans les années 1960-1970, ont des répercussions politiques visibles en 1981 avec un basculement vers un vote de gauche, lié à l’enracinement du nouveau PS au détriment des centristes et des droites.


Pour vous inscrire, télécharger le bulletin d’inscription ci-dessous :

Bulletin d’inscription

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez écrire à M. Phlippe HAMON


Vous pouvez également consulter les résumés des interventions des précédentes sessions qui se sont déroulées du 14 au 15 mars 2008, du 21 au 22 novembre 2008 et du 6 au 7 mars 2009.

Mots-clés

Séminaire , Autre (France)


Bulletin d’inscription - 27 ko